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Des comptes sereins, à chaque étape de la vie de famille
Budget avec enfants, épargne pour les études ou les travaux, assurance-vie, PEA, PER, retraite, achat immobilier, transmission : Comptes Sereins explique calmement ce qu’il faut comprendre et vérifier, pour que vous preniez vos décisions en connaissance de cause.
Neutre et indépendantAucune banque, aucun assureur, aucun placement de produit.
Nos guides renvoient vers
service-public.fr
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info-retraite.fr
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ABE Info Service
Banque de France
01 Les grandes étapes de vie
Chaque période a ses priorités financières
Choisissez la situation qui vous ressemble aujourd’hui. Vous verrez ce qui compte le plus à ce moment-là, les points à vérifier calmement et les guides à lire ensuite. Rien à remplir, rien à acheter.
Jeune couple : poser des règles communes
S’installer à deux, c’est aussi apprendre à parler d’argent sans tabou. Les choix faits à ce moment-là — comptes, répartition des dépenses, statut du couple — ont des effets durables.
Vos priorités
Mettre à plat les revenus et les charges de chacun, y compris les crédits en cours et les dépenses annuelles.
Choisir une organisation : compte joint pour les dépenses communes, comptes personnels, répartition à parts égales ou au prorata des revenus.
Commencer un fonds d’urgence commun, même modeste, avant les grands projets.
Points à vérifier
Les conséquences du statut choisi (union libre, PACS, mariage et régime matrimonial) sur les biens et la protection du partenaire.
Les conditions d’un compte joint : chaque cotitulaire est en principe solidaire des découverts.
Les doublons d’assurance (habitation, responsabilité civile, mutuelle) après l’emménagement.
La déclaration de revenus commune ou séparée l’année de l’union : informez-vous sur impots.gouv.fr.
Arrivée d’un enfant : ajuster le budget en douceur
Un enfant modifie à la fois les dépenses (garde, équipement, logement) et parfois les revenus (congés, temps partiel). Anticiper quelques mois à l’avance évite bien des tensions.
Vos priorités
Simuler le budget « après naissance » en tenant compte d’une éventuelle baisse de revenus pendant les congés.
Se renseigner sur les aides auxquelles la famille peut prétendre, via la CAF ou la MSA et le simulateur mesdroitssociaux.gouv.fr.
Renforcer le fonds d’urgence : les imprévus se multiplient avec un enfant.
Points à vérifier
Le coût réel du mode de garde choisi, après aides et avantage fiscal éventuel.
Le rattachement de l’enfant à la complémentaire santé et la mise à jour de la déclaration de revenus.
Les garanties de prévoyance (décès, invalidité) prévues par votre employeur ou vos contrats.
Les bénéficiaires désignés dans vos contrats d’assurance-vie ou de prévoyance existants.
Un crédit immobilier engage souvent sur quinze à vingt-cinq ans. La mensualité doit rester supportable même si la vie change : naissance, mobilité, baisse de revenus.
Vos priorités
Calculer son taux d’effort : le Haut Conseil de stabilité financière fixe aux banques une référence de 35 % des revenus nets, assurance comprise.
Comparer les offres au TAEG, qui intègre intérêts, assurance, garantie et frais.
Garder une épargne de sécurité après l’apport et les frais d’acquisition.
Points à vérifier
Les garanties de l’assurance emprunteur et la possibilité d’en changer en cours de prêt.
Les frais annexes : notaire, garantie, dossier, déménagement, travaux, taxe foncière à venir.
Les conditions de remboursement anticipé et de modulation des échéances.
Le délai de réflexion légal après réception de l’offre de prêt.
Logement, transport, frais de scolarité, équipement : les études supérieures représentent un budget conséquent, surtout si l’enfant quitte le domicile familial. Mieux vaut en parler tôt, en famille.
Vos priorités
Estimer un budget annuel réaliste selon la ville et la formation envisagées.
Constituer le dossier social étudiant dans les délais pour connaître les droits à bourse et à logement.
Associer l’étudiant à la gestion de son propre budget mensuel.
Points à vérifier
Les aides au logement possibles et l’effet sur les prestations familiales du foyer.
Le choix fiscal entre rattachement au foyer et versement d’une pension alimentaire : comparez sur impots.gouv.fr.
Le coût total d’un éventuel prêt étudiant, y compris assurance et différé.
L’équilibre avec votre propre épargne retraite : financer les études ne doit pas tout absorber.
Préparer la retraite : commencer par son relevé de carrière
Avant toute réflexion sur l’épargne, il faut connaître ses droits. Les régimes obligatoires ont mis en place des outils en ligne gratuits pour vérifier sa carrière et estimer sa future pension.
Vos priorités
Ouvrir son compte sur info-retraite.fr et consulter son relevé de carrière tous régimes.
Signaler les périodes manquantes (jobs d’été, chômage, service national, enfants) le plus tôt possible.
Estimer l’écart entre revenus actuels et pension pour décider d’un éventuel effort d’épargne.
Points à vérifier
L’âge de départ et la durée d’assurance applicables à votre année de naissance, qui ont évolué avec les réformes.
Les dispositifs de transition : retraite progressive, cumul emploi-retraite, rachat de trimestres.
Les frais, la liquidité et les modalités de sortie de toute épargne retraite envisagée (PER, assurance-vie).
Les dépenses qui évoluent à la retraite : santé, mutuelle, logement, aide aux proches.
La transmission obéit à des règles précises, protectrices des enfants et du conjoint marié. Les comprendre dans les grandes lignes permet de préparer un échange utile avec un notaire.
Vos priorités
Faire l’inventaire de son patrimoine et de ses contrats (comptes, biens, assurance-vie, dettes).
Vérifier la protection du conjoint ou partenaire, très différente selon le statut du couple.
Prendre rendez-vous avec un notaire pour toute donation, testament ou situation familiale recomposée.
Points à vérifier
La rédaction et l’actualité des clauses bénéficiaires de vos contrats d’assurance-vie.
L’existence d’un testament ou d’une donation entre époux, et leur cohérence avec vos souhaits actuels.
Les règles d’abattement et de fiscalité, à consulter sur impots.gouv.fr ou avec un notaire.
Le rangement des documents importants et la personne qui saura où les trouver.
Une association lyonnaise qui explique, sans jamais vendre
Comptes Sereins est née en 2019 d’un constat simple : les familles reçoivent beaucoup de sollicitations commerciales, mais rarement des explications neutres.
Nous sommes une association loi 1901 installée sur la Presqu’île, à Lyon. Notre rôle est pédagogique : rendre lisibles les notions qui comptent aux moments clés de la vie — fonder une famille, acheter un logement, financer des études, préparer sa retraite, transmettre. Nous expliquons le fonctionnement général des dispositifs, les questions à se poser et les points à vérifier, puis nous renvoyons vers les sources officielles et vers les professionnels habilités.
Nous ne sommes ni conseiller en investissements financiers (CIF), ni intermédiaire en assurance, en banque ou en crédit. Nous ne formulons donc aucune recommandation personnalisée et ne présentons aucun produit commercial. Si vous cherchez un conseil adapté à votre situation, vérifiez toujours l’immatriculation du professionnel sur le registre de l’ORIAS et consultez les listes noires de l’AMF.
Ancienne formatrice en éducation budgétaire auprès de centres sociaux, elle fixe la ligne pédagogique et veille à la clarté de chaque contenu.
NB
Nadia Benhamou
Rédactrice budget & famille
Conseillère en économie sociale et familiale de formation, elle écrit les guides sur le budget du foyer, les enfants et la protection de la famille.
TB
Thomas Bérard
Rédacteur épargne & retraite
Diplômé en économie, il a travaillé dix ans dans l’information des assurés. Il vulgarise l’épargne longue et les démarches de retraite.
JM
Julien Morel
Relecteur juridique
Juriste de formation en droit de la famille et du patrimoine, il relit les contenus sur le couple, l’immobilier et la transmission.
— Charte d’indépendance
Six engagements, publiés et tenus
Notre crédibilité repose sur notre neutralité. Cette charte s’applique à toute l’équipe, aux intervenants des ateliers et à nos partenaires associatifs.
Aucune commissionNous ne percevons aucune rémunération liée à l’ouverture d’un compte, à la souscription d’un contrat ou à un crédit.
Aucun placement de produitAucune marque, banque, assurance ou plateforme n’est citée pour être mise en avant.
Financement transparentCotisations, dons et subventions publiques ou de fondations ; jamais d’établissement financier.
Contenus datésChaque guide indique sa date de révision et renvoie vers la source officielle à jour.
Pas de collecte inutileNos outils fonctionnent dans votre navigateur ; aucune donnée financière n’est enregistrée.
Corrections publiquesUne erreur signalée est vérifiée, corrigée et mentionnée en bas du guide concerné.
03 Guides
Neuf guides pour comprendre avant de décider
Chaque guide se lit en moins d’un quart d’heure. Il explique le fonctionnement général, donne des repères chiffrés simples quand c’est utile et liste les questions à poser. Aucun taux du moment, aucun produit cité : seulement des mécanismes durables.
Budget 12 min
Le budget familial par enveloppes
Organiser revenus et dépenses d’un foyer avec enfants, provisionner les grosses échéances annuelles et décider à deux sans se disputer.
Budget 8 min
Le fonds d’urgence, premier filet de sécurité
Pourquoi le constituer avant tout autre projet, comment le dimensionner et où le placer pour qu’il reste disponible à tout moment.
Épargne 11 min
Épargner pour un projet : études, travaux
Associer chaque projet à un horizon, choisir une enveloppe cohérente avec ce délai et suivre son avancée sans céder à l’impatience.
Épargne 14 min
Comprendre l’assurance-vie
Fonds en euros, unités de compte, frais, disponibilité, clause bénéficiaire : le fonctionnement général d’un contrat, sans jargon.
Épargne 10 min
Le PEA expliqué simplement
Une enveloppe dédiée aux actions européennes : principe, règles de retrait, risques de perte en capital et critères de frais à comparer.
Retraite 15 min
Préparer sa retraite : relevé, simulateur, PER
Vérifier sa carrière sur info-retraite.fr, utiliser le simulateur officiel puis comprendre le plan d’épargne retraite et ses contraintes.
Immobilier 13 min
Crédit immobilier : TAEG, assurance, 35 %
Les notions indispensables pour lire une offre de prêt, comparer des propositions et vérifier que la mensualité reste soutenable.
Famille 10 min
Protéger sa famille : les assurances utiles
Responsabilité civile, habitation, santé, prévoyance, accidents de la vie : à quoi sert chaque garantie et comment repérer les doublons.
Famille 12 min
Transmission et succession : les notions de base
Héritiers, réserve, quotité disponible, donation, testament, place du conjoint : un premier vocabulaire avant de consulter un notaire.
Aucun guide dans cette catégorie pour le moment.
Un budget n’est pas une contrainte imposée de l’extérieur : c’est une photographie de vos choix. Pour une famille, il a une difficulté particulière — les dépenses évoluent sans cesse avec l’âge des enfants — et un atout : il se construit à plusieurs.
1. Partir des chiffres réels
Relevez les revenus nets réellement perçus sur les trois derniers mois : salaires après prélèvement à la source, prestations familiales, pensions, revenus d’activité indépendante. Faites ensuite la même chose pour les dépenses, à partir des relevés bancaires, en les classant en trois familles :
Les dépenses fixes : loyer ou mensualité, charges, énergie, assurances, abonnements, cantine, garde, remboursements de crédit.
Les dépenses courantes variables : alimentation, carburant, hygiène, sorties, vêtements.
Les dépenses annuelles ou irrégulières : taxe foncière, assurance auto, rentrée scolaire, cadeaux, vacances, entretien de la voiture, licences sportives.
Ce troisième groupe est celui qui déséquilibre la plupart des budgets familiaux, car on l’oublie dans les comptes mensuels. Additionnez ces dépenses sur une année et divisez par douze : c’est la somme à mettre de côté chaque mois sur un compte dédié.
2. Le principe des enveloppes
La méthode des enveloppes consiste à attribuer à chaque grande catégorie un montant mensuel fixe. Autrefois, il s’agissait de véritables enveloppes d’espèces ; aujourd’hui, on utilise plutôt plusieurs comptes ou sous-comptes, ou un simple tableau. Une organisation courante pour une famille :
Enveloppe
Contenu
Fonctionnement
Charges fixes
Logement, énergie, assurances, crédits
Prélèvements automatiques en début de mois
Vie courante
Courses, transport, petites dépenses
Montant hebdomadaire ou mensuel à ne pas dépasser
Enfants
Garde, cantine, activités, vêtements
Revue à chaque rentrée et à chaque anniversaire
Provisions annuelles
Impôts locaux, assurance auto, vacances, cadeaux
Virement automatique de 1/12 du total annuel
Épargne
Fonds d’urgence, puis projets
Virement le jour de la paie, avant toute dépense
3. Un budget qui grandit avec les enfants
Les postes changent nettement selon l’âge : la garde pèse beaucoup pendant les premières années, puis laisse place à la cantine, aux activités extrascolaires, aux équipements numériques, aux transports et, plus tard, aux études. Prévoyez une revue complète du budget chaque année, idéalement en août, quand les dépenses de rentrée deviennent concrètes.
Les prestations familiales et les aides dépendent souvent des ressources et du nombre d’enfants. Le simulateur officiel mesdroitssociaux.gouv.fr et le site de la CAF permettent d’estimer vos droits sans engagement.
4. Parler d’argent avec les enfants
Associer les enfants, à leur niveau, est un investissement pédagogique précieux : argent de poche régulier à partir de l’âge où ils savent compter, choix entre deux dépenses, petite tirelire pour un objectif. Ils apprennent ainsi qu’une ressource est limitée et qu’attendre permet d’obtenir davantage.
5. Décider à deux
Dans un couple, les tensions viennent rarement des montants eux-mêmes, plus souvent d’un manque de règles partagées. Fixez ensemble un seuil au-delà duquel une dépense se discute, et prévoyez pour chacun une petite enveloppe personnelle sans justification à donner. Une « réunion budget » de vingt minutes par mois suffit souvent à apaiser le sujet.
Repère pratique : si le reste à vivre devient trop faible ou si les découverts se répètent, un Point conseil budget peut vous accompagner gratuitement et en toute confidentialité. Les adresses sont disponibles sur le site mesquestionsdargent.fr de la Banque de France.
Révisé en septembre 2026 par Nadia Benhamou, relu par Hélène Garnier. Sources générales : service-public.fr, caf.fr, mesquestionsdargent.fr.
Une machine à laver qui lâche, une réparation de voiture, une période sans revenus : l’imprévu est la principale cause de découvert et de crédit renouvelable subi. Le fonds d’urgence — aussi appelé épargne de précaution — sert précisément à absorber ces chocs sans désorganiser le reste.
Combien mettre de côté ?
Le repère le plus répandu est l’équivalent de trois à six mois de dépenses incompressibles du foyer (et non de revenus). Il s’agit d’un ordre de grandeur, à adapter :
plutôt vers le haut si vos revenus sont irréguliers (indépendant, intérim, commissions), si une seule personne travaille ou si vous êtes propriétaire d’un logement ou d’une voiture ancienne ;
plutôt vers le bas si les deux membres du couple ont des revenus stables et des garanties de prévoyance solides.
Exemple illustratif : un foyer dont les dépenses indispensables atteignent 2 400 € par mois visera entre 7 200 € et 14 400 €. En épargnant 200 € par mois, il faudrait trois ans pour atteindre le bas de la fourchette : c’est normal, l’essentiel est de commencer.
Où le placer ?
Le fonds d’urgence doit réunir trois qualités : être disponible immédiatement, sans risque de perte en capital et séparé du compte courant pour ne pas être dépensé par inadvertance. En France, les livrets d’épargne réglementés (Livret A, livret de développement durable et solidaire, livret d’épargne populaire sous conditions de ressources) répondent généralement à ces critères. Leurs taux et plafonds sont fixés par les pouvoirs publics et évoluent : consultez-les sur service-public.fr.
À l’inverse, un placement dont la valeur fluctue ou dont la sortie prend du temps ou coûte des frais ne convient pas à cet usage, même s’il semble plus attractif.
Le constituer sans y penser
Ouvrez un livret distinct, nommé « Urgences ».
Programmez un virement automatique le lendemain de la paie, même de 30 ou 50 €.
Versez-y une partie des rentrées exceptionnelles : prime, remboursement, cadeau.
Après chaque utilisation, reconstituez-le en priorité avant de reprendre les autres projets.
À ne pas confondre : les vacances, Noël ou la taxe foncière ne sont pas des urgences — ils sont prévisibles. Ils relèvent des provisions annuelles du budget, pas du fonds d’urgence.
Révisé en septembre 2026 par Nadia Benhamou. Pour les règles des livrets réglementés : service-public.fr, rubrique Argent.
Financer les études des enfants, refaire une cuisine, isoler la maison, changer de voiture : chaque projet a un montant et une échéance. La règle de base est simple à énoncer, plus exigeante à appliquer : l’horizon du projet détermine le type d’épargne adapté.
1. Préciser le projet
Écrivez le montant visé, la date souhaitée et le degré de flexibilité. « Environ 15 000 € pour les études de Léa, à partir de septembre dans six ans » est un objectif exploitable ; « mettre de côté pour plus tard » ne l’est pas. Le simulateur d’épargne projet traduit cet objectif en effort mensuel indicatif.
2. Associer l’horizon et le risque
Horizon
Principe général
Point d’attention
Moins de 2–3 ans
Privilégier la disponibilité et la sécurité du capital (livrets, comptes à terme)
Rendement modeste, mais aucune mauvaise surprise au moment de payer
3 à 8 ans
Envisager des supports peu ou modérément risqués, éventuellement panachés
Une baisse de valeur reste possible : prévoir une marge
Plus de 8 ans
Une part de supports plus dynamiques peut se discuter avec un professionnel
Les fluctuations peuvent être fortes ; sécuriser progressivement à l’approche de l’échéance
Ces repères sont généraux. Le choix d’un support dépend de votre situation complète, de votre tolérance aux pertes et de votre fiscalité : il relève d’un conseil personnalisé.
3. Le cas des études
Le coût varie surtout selon que l’étudiant reste au domicile ou non. Listez le logement (avec dépôt de garantie et frais d’installation), les frais d’inscription, l’assurance, le transport, l’alimentation, l’équipement informatique. Vérifiez également les dispositifs publics : bourses sur critères sociaux et logement étudiant via le dossier social étudiant (etudiant.gouv.fr), aides au logement, prêt étudiant garanti par l’État sous conditions.
Ouvrir une épargne au nom de l’enfant est possible ; gardez en tête que les sommes lui appartiennent et qu’il en disposera librement à sa majorité, selon les règles de chaque support.
4. Le cas des travaux
Pour des travaux de rénovation énergétique, renseignez-vous sur les aides publiques et l’accompagnement gratuit proposé par le réseau France Rénov’ (france-renov.gouv.fr). Demandez plusieurs devis détaillés, vérifiez les qualifications exigées des artisans pour bénéficier des aides, et prévoyez une réserve d’environ 10 % pour les imprévus de chantier.
5. Une enveloppe par projet
Séparer physiquement les sommes — un livret ou un sous-compte par projet — rend la progression visible et évite de puiser dans l’épargne des études pour financer des vacances. Faites un point semestriel : si l’objectif dérive, ajustez le montant, la date ou l’ambition du projet plutôt que de prendre davantage de risques.
Révisé en août 2026 par Thomas Bérard et Nadia Benhamou.
L’assurance-vie est l’une des formes d’épargne les plus répandues en France. Malgré son nom, il ne s’agit pas d’une assurance au sens habituel : c’est un contrat d’épargne conclu avec un assureur, qui peut servir à des projets, à compléter des revenus ou à transmettre un capital.
Le fonctionnement général
Vous effectuez des versements (ponctuels ou programmés) sur un contrat. L’assureur les investit sur un ou plusieurs supports. À tout moment, vous pouvez en principe demander un rachat, partiel ou total, c’est-à-dire récupérer tout ou partie de l’épargne. En cas de décès, le capital est versé aux bénéficiaires que vous avez désignés.
Deux grandes familles de supports
Le fonds en euros : le capital investi est garanti par l’assureur, qui verse chaque année une rémunération. Cette garantie peut s’entendre nette de frais de gestion selon les contrats et dépend de la solidité de l’assureur.
Les unités de compte : des supports investis notamment en actions, obligations ou immobilier. Leur valeur monte et descend : le capital n’est pas garanti et une perte est possible.
Un contrat « multisupport » combine les deux. Certains contrats imposent une part minimale d’unités de compte pour accéder au fonds en euros : lisez attentivement les conditions.
Les points à vérifier avant de signer
Les frais : sur versement, de gestion annuels (sur le fonds en euros et sur les unités de compte), d’arbitrage, et les frais propres aux supports eux-mêmes. Sur de longues durées, quelques dixièmes de point d’écart pèsent lourd.
L’horizon : la fiscalité du contrat dépend notamment de son ancienneté, avec un seuil important à huit ans. Les règles détaillées sont expliquées sur impots.gouv.fr.
La liquidité : délai de traitement d’un rachat, éventuels frais, possibilité d’avance.
Le document d’informations clés de chaque support et la notice du contrat.
L’intermédiaire : vérifiez son immatriculation sur le registre de l’ORIAS.
La clause bénéficiaire
C’est la partie du contrat qui désigne qui recevra le capital au décès. Elle doit être claire et tenue à jour lors des grands événements de vie : mariage, PACS, naissance, séparation, décès d’un proche. Une formulation imprécise peut entraîner des difficultés pour retrouver les bénéficiaires. Les capitaux transmis bénéficient d’un cadre juridique et fiscal particulier, distinct de la succession classique, dont les détails doivent être vérifiés auprès d’un notaire ou sur les sites officiels.
Contrat oublié ? Si vous pensez être bénéficiaire d’un contrat d’un proche décédé, une demande gratuite peut être adressée à l’AGIRA. Pour les comptes et contrats en déshérence, le service public Ciclade permet aussi des recherches.
Rappel : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce guide ne constitue pas une recommandation d’investissement. Pour toute question, le service public Assurance Banque Épargne Info Service (abe-infoservice.fr) informe gratuitement les particuliers.
Révisé en septembre 2026 par Thomas Bérard, relu par Julien Morel.
Le plan d’épargne en actions (PEA) est une enveloppe : un cadre juridique et fiscal dans lequel on détient des actions d’entreprises européennes, directement ou via des fonds éligibles. Ce n’est pas un placement en soi : son résultat dépend entièrement de ce que l’on y investit.
Le principe
Un PEA est ouvert auprès d’une banque, d’un courtier ou parfois d’un assureur. Une personne ne peut détenir qu’un seul PEA « classique » ; chaque membre d’un couple peut avoir le sien.
Les versements se font en euros et sont plafonnés. Le plafond en vigueur est indiqué sur service-public.fr.
Les titres éligibles sont principalement des actions de sociétés ayant leur siège dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen, ainsi que certains fonds respectant des critères d’investissement minimaux.
Le rôle de la durée
La fiscalité du PEA est conçue pour encourager la détention longue. Un seuil de cinq ans est déterminant : avant ce délai, un retrait entraîne en principe la clôture du plan, sauf exceptions prévues par la loi ; après ce délai, des retraits partiels sont possibles sans clôture et la fiscalité devient plus favorable, les prélèvements sociaux restant dus. Vérifiez les règles exactes sur impots.gouv.fr.
Un risque réel de perte
Les actions peuvent baisser fortement et durablement. Un PEA n’est pas adapté à une épargne dont on pourrait avoir besoin à court terme. Il suppose d’accepter de voir la valeur de son plan diminuer, parfois de manière importante, pendant plusieurs années.
Les critères à comparer
Les frais de tenue de compte et de transfert, les frais de courtage par ordre, les frais de gestion des fonds choisis.
La gamme de supports accessibles et la qualité des outils d’information.
Les éventuelles conditions de gestion sous mandat et leur coût.
À savoir : il existe aussi un PEA dédié aux petites et moyennes entreprises (PEA-PME), avec ses propres plafonds et un niveau de risque généralement plus élevé. L’AMF publie des fiches pédagogiques sur ces deux enveloppes sur amf-france.org.
Vigilance arnaques : méfiez-vous des promesses de rendement élevé sans risque, des démarchages par réseaux sociaux et des plateformes non autorisées. Consultez les listes noires de l’AMF avant tout versement.
Révisé en juillet 2026 par Thomas Bérard.
Préparer sa retraite commence rarement par un placement. La première étape, gratuite et souvent négligée, consiste à vérifier ce que les régimes obligatoires ont enregistré de votre carrière, puis à estimer votre future pension.
Étape 1 : le relevé de carrière
Sur info-retraite.fr, le site commun aux régimes de retraite obligatoires, vous pouvez créer votre compte retraite (connexion possible via FranceConnect). Le relevé de carrière tous régimes récapitule, année par année, vos périodes d’activité, de chômage, de maladie ou de maternité, ainsi que les trimestres et points acquis.
Comparez-le à vos propres archives : bulletins de salaire, attestations Pôle emploi / France Travail, contrats.
Repérez les années vides ou incomplètes : emplois saisonniers, stages, périodes à l’étranger, activité indépendante.
Utilisez le service en ligne de correction de carrière, en joignant les justificatifs. Plus la démarche est engagée tôt, plus elle est simple.
Des documents d’information sont également adressés automatiquement à certains âges (relevé de situation individuelle, puis estimation indicative globale à l’approche de la soixantaine).
Étape 2 : le simulateur officiel
Depuis votre compte, le simulateur officiel (connu sous le nom de M@rel) utilise les données de votre carrière pour estimer le montant de votre pension selon différents âges de départ. Vous pouvez faire varier des hypothèses : évolution de revenus, passage à temps partiel, interruption. Le résultat reste une estimation, fondée sur la réglementation connue à la date de la simulation.
Bon réflexe : l’âge légal et la durée d’assurance requise dépendent de votre année de naissance et ont évolué avec les réformes récentes. Ne vous fiez qu’aux informations affichées dans votre propre compte info-retraite.fr.
Étape 3 : mesurer l’écart
Comparez la pension estimée à vos dépenses probables à la retraite. Certaines baissent (crédit immobilier remboursé, frais professionnels), d’autres augmentent (santé, complémentaire, aide à des proches, loisirs). Cet écart, s’il existe, guide l’éventuel effort d’épargne.
Le plan d’épargne retraite (PER), en résumé
Créé par la loi PACTE, le PER est une enveloppe d’épargne de long terme destinée à la retraite. Ses caractéristiques générales :
Une épargne en principe bloquée jusqu’au départ à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi (par exemple achat de la résidence principale pour certains versements, accidents de la vie comme l’invalidité, le décès du conjoint, la fin de droits au chômage ou le surendettement).
Des versements volontaires qui peuvent, sur option et dans certaines limites, être déduits du revenu imposable ; la sortie est alors imposée selon des règles spécifiques. L’intérêt dépend fortement de votre taux marginal d’imposition aujourd’hui et à la retraite.
Une sortie en capital ou en rente pour les versements volontaires, selon les choix faits.
Une gestion pilotée proposée par défaut, qui réduit progressivement la part des supports risqués à l’approche de la retraite.
Les points à vérifier
Les frais (versement, gestion, arbitrage, transfert) et la gamme de supports.
Votre horizon réel et le besoin de liquidité : une somme placée sur un PER n’est plus disponible pour les projets familiaux.
L’intérêt fiscal dans votre cas, à évaluer avec les outils de impots.gouv.fr ou un professionnel habilité.
Révisé en septembre 2026 par Thomas Bérard. Sources : info-retraite.fr, service-public.fr, AMF.
Acheter sa résidence principale reste, pour beaucoup de familles, la décision financière la plus importante d’une vie. Le crédit qui l’accompagne mérite d’être compris dans ses moindres lignes.
Le TAEG, l’indicateur de comparaison
Le taux annuel effectif global exprime le coût total du crédit en pourcentage annuel. Il intègre le taux nominal, mais aussi les frais de dossier, le coût de l’assurance emprunteur exigée, les frais de garantie (hypothèque ou caution) et, le cas échéant, les frais d’intermédiaire. Pour comparer deux offres, c’est le TAEG qu’il faut regarder, avec le coût total du crédit en euros. Le TAEG ne peut pas dépasser le taux d’usure publié par la Banque de France.
La référence des 35 %
Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a fixé aux banques des normes d’octroi : le taux d’effort de l’emprunteur ne doit pas, en règle générale, dépasser 35 % de ses revenus nets, assurance emprunteur comprise, et la durée du prêt est encadrée. Les banques disposent d’une marge de flexibilité limitée pour déroger à ces règles.
Exemple de calcul : un couple percevant 4 200 € nets par mois peut consacrer, selon cette référence, jusqu’à 1 470 € par mois à l’ensemble de ses crédits (4 200 × 0,35). S’il rembourse déjà 220 € de crédit auto, la mensualité immobilière ne devrait pas dépasser 1 250 €.
Cette limite est un plafond, pas un objectif. Regardez aussi votre reste à vivre : ce qu’il reste chaque mois une fois toutes les charges payées, rapporté à la taille de la famille.
L’assurance emprunteur
Elle garantit le remboursement du prêt en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail, selon les garanties choisies. Elle représente une part significative du coût total. À savoir :
Vous pouvez choisir un autre contrat que celui de la banque (délégation d’assurance), à condition qu’il présente un niveau de garanties équivalent.
Depuis la loi Lemoine, l’assurance emprunteur peut être changée à tout moment, sans frais, en cours de prêt.
Le questionnaire de santé a été supprimé sous certaines conditions de montant et de durée ; la convention AERAS et le droit à l’oubli encadrent l’accès à l’assurance pour les personnes ayant un risque aggravé de santé.
Lisez la quotité assurée de chaque emprunteur, les exclusions, les délais de carence et de franchise.
Les étapes et les délais à connaître
Établir son budget total : prix, frais d’acquisition (dits « frais de notaire »), garantie, travaux, déménagement.
Conserver une épargne de précaution après l’apport.
Recevoir l’offre de prêt : vous disposez d’un délai de réflexion et ne pouvez l’accepter avant le onzième jour suivant sa réception.
Vérifier la condition suspensive d’obtention de prêt dans le compromis de vente.
Pour aller plus loin : la fiche « Prêt immobilier » de service-public.fr et le site abe-infoservice.fr détaillent vos droits. En cas de recours à un courtier, vérifiez son immatriculation à l’ORIAS en tant qu’intermédiaire en opérations de banque.
Révisé en septembre 2026 par Julien Morel et Thomas Bérard.
Protéger sa famille, ce n’est pas tout assurer, c’est s’assurer que les accidents graves de la vie ne mettent pas le foyer en difficulté durable. Voici le rôle des principales garanties, expliqué de manière générale.
La base : responsabilité civile et habitation
La responsabilité civile couvre les dommages que vous ou vos enfants causez involontairement à autrui. Elle est le plus souvent incluse dans le contrat multirisque habitation, qui couvre aussi le logement et son contenu (incendie, dégât des eaux, vol selon les contrats). L’assurance habitation est obligatoire pour les locataires.
L’assurance scolaire
Avant d’en souscrire une à chaque rentrée, vérifiez si votre multirisque habitation couvre déjà la responsabilité civile des enfants. La garantie « individuelle accident », qui indemnise l’enfant s’il se blesse seul, est en revanche souvent absente et constitue l’intérêt principal d’une assurance scolaire, notamment pour les sorties facultatives.
La santé
La complémentaire santé complète les remboursements de l’Assurance maladie. Les salariés du privé bénéficient généralement d’un contrat collectif d’entreprise. Comparez les garanties réellement utiles à votre famille (optique, dentaire, orthodontie pour les enfants, hospitalisation) plutôt que le seul prix.
La prévoyance
Elle protège les revenus du foyer en cas d’arrêt de travail prolongé, d’invalidité ou de décès. C’est la garantie la plus méconnue, alors qu’elle est essentielle quand on a des enfants ou un crédit immobilier. Commencez par lire la notice de prévoyance de votre employeur : beaucoup de salariés sont déjà couverts sans le savoir. Les indépendants doivent, eux, organiser leur protection eux-mêmes.
La garantie des accidents de la vie
Ce type de contrat indemnise les dommages corporels graves subis dans la vie privée (accident domestique, de loisirs, de sport) lorsqu’il n’y a pas de tiers responsable. Regardez attentivement le seuil d’intervention (taux d’incapacité minimal) et les plafonds.
Faire le ménage dans ses contrats
Listez tous vos contrats, y compris ceux liés aux cartes bancaires, aux téléphones ou aux crédits.
Repérez les doublons : assurance annulation de voyage, garantie panne, protection juridique sont souvent souscrites deux fois.
Vérifiez que les bénéficiaires désignés correspondent toujours à votre situation familiale.
Nombre de contrats annuels peuvent être résiliés à tout moment après la première année : renseignez-vous sur service-public.fr.
En cas de litige avec un assureur, adressez d’abord une réclamation écrite au service client, puis, sans réponse satisfaisante, saisissez gratuitement la Médiation de l’assurance.
Révisé en juin 2026 par Nadia Benhamou, relu par Julien Morel.
Parler de succession n’est jamais facile. Pourtant, quelques notions fondamentales permettent de mieux comprendre ce que prévoit la loi et ce que l’on peut organiser de son vivant. Ce guide est volontairement général : pour toute situation concrète, consultez un notaire, dont le premier rendez-vous d’information est souvent gratuit.
Les héritiers selon la loi
En l’absence de testament, la loi désigne les héritiers selon un ordre précis : d’abord les enfants (et leurs descendants), puis, à défaut, les parents, frères et sœurs, et ainsi de suite. Le conjoint marié survivant a des droits propres, dont l’étendue dépend de la présence d’enfants, communs ou non.
Attention aux idées reçues : le partenaire de PACS et le concubin ne sont pas héritiers légaux. Sans testament, ils ne reçoivent rien de la succession. C’est l’une des premières questions à aborder avec un notaire.
Réserve héréditaire et quotité disponible
En France, les enfants sont des héritiers dits réservataires : une part minimale du patrimoine — la réserve — leur revient obligatoirement. Le reste, la quotité disponible, peut être attribué librement par testament ou donation, à un proche ou à une association. Les proportions dépendent du nombre d’enfants.
Les outils pour organiser la transmission
Le testament permet d’exprimer ses volontés dans les limites de la loi. Il peut être rédigé à la main, daté et signé (testament olographe), ou établi par un notaire. Son inscription au fichier central des dispositions de dernières volontés facilite sa découverte.
La donation transmet un bien de son vivant. Elle est en principe irrévocable. Il existe des abattements fiscaux selon le lien de parenté, renouvelables après un certain délai : consultez impots.gouv.fr.
La donation entre époux (ou « donation au dernier vivant ») élargit les options offertes au conjoint survivant.
Le démembrement de propriété sépare l’usufruit (le droit d’utiliser un bien ou d’en percevoir les revenus) de la nue-propriété. Il est fréquent dans les successions avec conjoint survivant.
L’assurance-vie permet de désigner des bénéficiaires via la clause bénéficiaire, selon un cadre distinct de la succession, sous réserve notamment de primes qui ne soient pas manifestement exagérées.
Les familles recomposées
Les beaux-enfants ne sont pas héritiers de leur beau-parent, sauf adoption. Les situations recomposées nécessitent presque toujours un conseil notarial pour concilier protection du conjoint et droits de chacun des enfants.
Préparer le terrain
Dresser un inventaire simple : biens, comptes, contrats, dettes.
Ranger les documents importants et indiquer à un proche où les trouver.
Relire les clauses bénéficiaires et le testament éventuel tous les cinq ans ou à chaque événement familial.
Prendre rendez-vous avec un notaire, en préparant ses questions à l’avance.
Révisé en août 2026 par Julien Morel. Sources : service-public.fr, notaires.fr.
04 Outil pédagogique
Simulateur d’épargne projet
Indiquez un objectif, une durée et ce que vous avez déjà mis de côté. Le simulateur estime l’effort mensuel nécessaire et montre comment le capital pourrait se constituer année après année. Tout se calcule dans votre navigateur.
Épargne mensuelle nécessaire
— € / mois
Pendant 120 mois, avec un versement chaque fin de mois.
Total de vos versements—
Intérêts hypothétiques—
Capital estimé à l’échéance—
Constitution du capital, année par année
Versements cumulésIntérêts hypothétiquesObjectif
Comment le calcul est-il fait ?
Le taux annuel hypothétique est converti en taux mensuel (taux ÷ 12) et les intérêts sont capitalisés chaque mois. Le montant déjà épargné progresse au même rythme. La mensualité est celle qui permet d’atteindre exactement l’objectif à l’échéance, avec des versements constants en fin de mois. À taux nul, elle correspond simplement à (objectif − montant déjà épargné) ÷ nombre de mois.
Résultat indicatif et pédagogique, sans valeur de conseil. Pour savoir quel support correspond à votre horizon et à votre tolérance au risque, consultez notre guide ou un professionnel habilité.
05 Calendrier financier de l’année
Douze mois, douze rendez-vous avec ses comptes
Les grandes échéances reviennent chaque année à peu près aux mêmes périodes. Les dates exactes varient selon les années, votre département ou votre situation : vérifiez-les toujours sur les sites officiels.
Le mois en cours est mis en évidence.
Ce mois-ci
Janvier 01
Bilan de l’année écoulée et nouveau budget prévisionnel, enveloppe par enveloppe.
Fixer les objectifs d’épargne de l’année et programmer les virements automatiques.
Relire les contrats arrivant à échéance (assurances, énergie, box).
Ce mois-ci
Février 02
Rassembler les justificatifs utiles à la déclaration : frais de garde, emploi à domicile, dons.
Anticiper le budget des vacances d’hiver et des inscriptions d’été (colonies, stages).
Faire l’inventaire des abonnements et résilier ceux qui ne servent plus.
Ce mois-ci
Mars 03
Attestations fiscales des banques et assureurs généralement disponibles : à conserver.
Consulter son relevé de carrière sur info-retraite.fr et noter les éventuels oublis.
Comparer les garanties de l’assurance habitation et auto avant leur renouvellement.
Ce mois-ci
Avril 04
Ouverture de la déclaration de revenus en ligne, généralement en avril.
Vérifier les montants préremplis et la situation de famille avant de valider.
Mettre à jour la situation familiale auprès de la CAF si elle a changé.
Ce mois-ci
Mai 05
Dates limites de déclaration échelonnées selon les départements, généralement entre fin mai et début juin.
Point d’étape du budget à mi-parcours : écarts, ajustements, provisions.
Penser aux dossiers d’études supérieures (dossier social étudiant, logement).
Ce mois-ci
Juin 06
Finaliser le budget des vacances d’été, réservations comprises, sans entamer le fonds d’urgence.
Faire le point sur l’avancée des projets d’épargne au semestre.
Préparer les inscriptions de rentrée et leurs coûts (cantine, garde, activités).
Ce mois-ci
Juillet 07
Avis d’impôt sur le revenu généralement disponible dans l’espace particulier au cours de l’été.
Vérifier l’éventuel solde à payer ou le remboursement annoncé.
Garder un œil sur les dépenses de vacances, poste souvent sous-estimé.
Ce mois-ci
Août 08
Préparer la rentrée : fournitures, équipements, assurance scolaire (vérifier les doublons).
L’allocation de rentrée scolaire est généralement versée en fin d’été, sous conditions de ressources.
Revue annuelle de l’enveloppe « Enfants » du budget.
Ce mois-ci
Septembre 09
Le taux de prélèvement à la source est généralement actualisé à la rentrée selon la dernière déclaration.
Avis de taxe foncière généralement disponible fin août ou en septembre.
Régler les adhésions et licences des activités des enfants.
Ce mois-ci
Octobre 10
Échéance de paiement de la taxe foncière, généralement à la mi-octobre (un peu plus tard en paiement en ligne).
Relire les clauses bénéficiaires de ses contrats d’assurance-vie.
Commencer la provision pour les fêtes de fin d’année.
Ce mois-ci
Novembre 11
Avis de taxe d’habitation sur les résidences secondaires, généralement en fin d’année.
Faire le point sur l’épargne retraite et l’estimation de pension sur info-retraite.fr.
Fixer un budget cadeaux par personne, en famille.
Ce mois-ci
Décembre 12
Versements à prendre en compte pour l’année en cours (dons, épargne retraite) : vérifier les règles sur impots.gouv.fr.
Reconstituer le fonds d’urgence s’il a été entamé dans l’année.
Ranger les documents importants de l’année dans un dossier familial.
Trois formats complémentaires, animés par l’équipe et des bénévoles formés à notre charte. Aucun produit n’est présenté, aucune coordonnée n’est transmise à des tiers.
0 €En ligne
Webinaires du mardi
Une heure en direct, un mardi sur deux à 20 h, pour approfondir un thème et poser vos questions par écrit, de manière anonyme si vous le souhaitez.
Des séances de deux heures en petit groupe, le samedi matin, dans des médiathèques de la métropole lyonnaise. On manipule de vrais exemples, crayon en main.
12 participants au maximum par séance
Lyon et communes voisines, lieux accessibles
Un atelier « argent de poche » parents-enfants chaque trimestre
Des fiches recto-verso pensées pour être imprimées et annotées : grilles de budget, listes de contrôle avant un crédit, préparation d’un rendez-vous chez le notaire.
Grille de budget familial mensuel et annuel
Check-list « avant de signer une offre de prêt »
Dossier familial : où ranger les papiers importants
Les thèmes alternent entre webinaires et ateliers en médiathèque. Les associations et centres sociaux peuvent nous solliciter pour une séance dédiée.
Construire le budget de la rentrée Budget
Lire son relevé de carrière Retraite
Assurance-vie : les questions à poser Épargne
Acheter à deux : crédit et protection Immobilier
Financer les études sans s’épuiser Famille
Parler de succession en famille Famille
07 Glossaire
Les mots qui reviennent souvent
Douze termes que l’on croise dans les contrats, les offres de prêt et les courriers officiels. Tapez un mot, avec ou sans accent.
12 termes affichés
Assurance emprunteur
Contrat qui prend en charge tout ou partie d’un crédit en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de l’emprunteur. Il peut être choisi hors de la banque et changé en cours de prêt.
Clause bénéficiaire
Mention d’un contrat d’assurance-vie ou de prévoyance qui désigne les personnes recevant le capital au décès de l’assuré. À relire à chaque changement familial.
Démembrement
Séparation de la propriété d’un bien entre l’usufruit (droit de l’utiliser ou d’en percevoir les revenus) et la nue-propriété (droit de disposer du bien).
Fonds en euros
Support d’assurance-vie dont le capital est garanti par l’assureur, qui le place surtout en obligations. Sa rémunération varie chaque année.
Intérêts composés
Mécanisme par lequel les intérêts produits s’ajoutent au capital et produisent à leur tour des intérêts. Leur effet est d’autant plus visible que la durée est longue.
PEA
Plan d’épargne en actions : enveloppe permettant de détenir des actions européennes avec une fiscalité allégée après cinq ans de détention. Le capital n’est pas garanti.
PER
Plan d’épargne retraite : enveloppe de long terme, en principe bloquée jusqu’à la retraite sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi.
Relevé de carrière
Document récapitulant les périodes et les droits à retraite enregistrés par l’ensemble des régimes obligatoires, consultable sur info-retraite.fr.
Réserve héréditaire
Part minimale du patrimoine qui revient obligatoirement aux enfants lors d’une succession. Le reste constitue la quotité disponible.
TAEG
Taux annuel effectif global : coût total d’un crédit exprimé en pourcentage annuel, frais et assurance obligatoire inclus. C’est l’indicateur de comparaison des offres.
Taux d’effort
Part des revenus nets consacrée au remboursement des crédits. La référence fixée aux banques par le HCSF est de 35 %, assurance comprise.
Unités de compte
Supports d’investissement d’un contrat d’assurance-vie ou d’un PER (actions, obligations, immobilier…) dont la valeur fluctue. Le risque de perte est supporté par l’épargnant.
Aucun terme ne correspond à votre recherche. Essayez un autre mot ou suggérez-nous un terme.
08 Témoignages
Ce qu’en disent les familles
Des lecteurs et participants aux ateliers de la région nous racontent ce qui a changé pour eux. Témoignages recueillis avec leur accord, prénoms et initiales conservés.
Avec trois enfants, on était toujours à découvert en septembre. Le principe des provisions annuelles nous a enfin permis d’aborder la rentrée sans stress.
CLClaire L.Villeurbanne · atelier en médiathèque
J’ai découvert deux années manquantes sur mon relevé de carrière. J’ai fait la démarche de correction à 52 ans plutôt qu’à 62 : un vrai soulagement.
PMPatrick M.Saint-Étienne · webinaire retraite
Le guide sur le crédit immobilier m’a appris à comparer les offres au TAEG et à regarder l’assurance. J’ai posé des questions bien plus précises à ma banque.
SBSofia B.Grenoble · guides en ligne
Nous étions pacsés depuis douze ans sans savoir que nous n’héritions pas l’un de l’autre. Nous avons pris rendez-vous chez un notaire la semaine suivante.
MRMarc R.Annecy · guide transmission
Ce qui m’a plu, c’est que personne n’a essayé de me vendre quoi que ce soit. On repart avec des questions claires, pas avec un contrat.
NTNathalie T.Lyon 7e · atelier en médiathèque
Le simulateur nous a montré qu’il fallait commencer tôt pour les études de notre fille. Nous avons mis en place un petit virement automatique dès ses dix ans.
KDKarim D.Clermont-Ferrand · simulateur
09 FAQ
Vos questions, nos réponses
Les questions qui nous sont le plus souvent posées, en atelier comme par courriel.
Une autre question ?
Nous répondons sous une semaine environ, sauf aux demandes de conseil personnalisé, que nous ne pouvons pas traiter.
Oui. Les guides, le simulateur, le calendrier, les webinaires et les ateliers en médiathèque sont gratuits et accessibles sans inscription. Nous ne vendons aucun produit et ne touchons aucune commission.
Non. Comptes Sereins n’est ni conseiller en investissements financiers (CIF), ni intermédiaire en assurance, en banque ou en crédit. Nos contenus sont généraux et pédagogiques et ne tiennent pas compte de votre situation personnelle.
Pour un conseil adapté, adressez-vous à un professionnel habilité : vérifiez son immatriculation sur le registre de l’ORIAS et consultez les listes d’alerte de l’AMF.
Les taux d’intérêt, les plafonds et les barèmes fiscaux changent régulièrement. Pour éviter toute information périmée, nous expliquons les mécanismes et renvoyons vers les sources officielles : service-public.fr, impots.gouv.fr, info-retraite.fr, l’AMF et Assurance Banque Épargne Info Service.
Non. Le taux que vous choisissez est une hypothèse illustrative, pas une prévision. Le simulateur montre un ordre de grandeur de l’effort mensuel, sans tenir compte des frais, de la fiscalité, de l’inflation ni des variations de valeur.
Non. Les calculs du simulateur s’effectuent dans votre navigateur. Aucun montant n’est transmis à nos serveurs ni conservé.
Par les cotisations de ses adhérents, des dons de particuliers et des subventions de collectivités et de fondations. Nous n’acceptons aucun financement de banque, d’assureur, de société de gestion ou d’intermédiaire financier. Nos comptes annuels sont communiqués sur simple demande.
Parlez-en tôt avec votre banque. Les Points conseil budget proposent un accompagnement gratuit et confidentiel ; leurs adresses figurent sur mesquestionsdargent.fr. Si la situation est durablement bloquée, un dossier de surendettement peut être déposé gratuitement auprès de la Banque de France.
Les webinaires et les ateliers en médiathèque sont gratuits. Écrivez-nous via le formulaire de contact en choisissant le sujet « Ateliers et webinaires » : nous vous indiquerons les prochaines dates et les modalités d’inscription.
10 Contact
Écrivez-nous, simplement
Une question sur un guide, une erreur à signaler, une demande d’atelier pour votre association ou votre médiathèque : nous lisons chaque message.
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